En vadrouille comme à son habitude, il en avait presque oublié jusqu'à son ami d'enfance? Après quelques heures de marches, il se reposa au pied d'une chute d'eau, du coté où la surface redevenait lisse et calme. Assis sur un rocher, adorsser au tronc d'un arbre ancien, ses pensées s'évadaient vers des souvenirs pas si lointain que ça. Où hier encore, il était enfant.
" Il se chamaillaient encore ces deux adolescents, ayant vécu et survécu dans cette forêt hostile à toutes vies humaines. Dans cette eau plus claire que le ciel au jour de sa plus belle parure, ils nageaient et s'amusaient encore et encore."
Où était-il encore ce lointain souvenir? Depuis quand n'était-il plus? Pourquoi cette amitié avait-elle été distancée? Si loin déjà ce temps de deux innocents...
"Ils s'étaient encore lancé un défi incroyable, faire le tour complet de la forêt et revenir au campement avant la nuit, et surtout y revenir avant l'autre. Cette folle journée où ils furent incroyablement surpris de la richesse de cette nature quprès de laquelle ils vivaient déjà depuis de nombreuses années, ils n'avaient connu qu'elle et ils se rendaient comptes qu'ils ne la connaissaient pas encore! Tous ces animaux qui les entouraient et qu'ils n'avaient jamais pris le temps d'observer, les meutes de loups, les innombrables écureils et tant d'autres!"
Où était-il encore ce lointain qui paraissait encore si présent? Cette idée d'un passé si proche mais bien plus lointain qu'hier. Les yeux plongés dans la profondeur de la chute d'eau. Une idée lui était venue soudain comme si elle venait d'apparaître comme par magie. Il était peut-être temps de retourner le voir. C'était décidé, il allait revoir son meilleur ami, celui avec qui il avait vécu ses meilleurs moments et les pires de leurs jeunes vies.
Après avoir rassemblé les quelques affaires qui lui appartenait, et rempli ses réserves de nourritures ainsi que sa gourde d'eau, il fixa le tout solidement dans son sac de voyage en cuir, et se lança dans son long voyage jusque Kralléonne, ville centrale du monde humain et seulement exploré. Il marchait d'un bon pas parmis les nombreux paysages, il évitait tous les pièges que formaient les racines et la mousse, comme le plus vif des félins. On aurait pu croire à un elfe, créature mythologique qui se retrouvaient dans les plus anciens contes d'enfants, et que les parents s'amusaient à raconter à ceux-ci. Il ne craignait pas de rencontrer quelconque animal sauvage, ayant la faculté de les apprivoisers d'un simple regard. Il ne craignait pas non plus les hommes bien plus sauvages que les bêtes, et qu'il avait fait fuir ou trépasser sous les coups de son épée lorsque ceux-ci se montraient trop entreprenants. Il avait d'ailleurs vécu bon nombre d'histoires qu'il pouvait raconter à ce sujet. Mais ces histoires passées ne l'intéressaient guère, et puis à quoi bon ressasser le passé? Il préférait rester sur ses gardes aujourd'hui, et vivre au jour le jour.
...
Il voyageait déjà depuis une bonne semaine, prenant le temps d'observer les nombreux paysages magnifiques qu'il avait déjà vu et ceux qu'il ne connaissait que trop peu, n'y étant passé que trop peu souvent et jamais à la même heure. Il appréciait revoir les mêmes endroits à des moments complètement différents, de la journée et des saisons, car la luminosité d'un même point de vue permettait de dessiner milles visages différents d'une même ligne.
Il prenait le temps de marcher à l'écart de la route tracée par l'Homme car il n'aimait pas du tout cette surface travaillée et si peu naturelle, et qu'il trouvait si peu esthétique.Il préférait longer les ruisseaux ou les rivières qui lui offrait un spectacle incroyable de vie et de couleur, et où il pouvait s'arrêter quand il le désirait pour se rafraîchir ou remplir sa gourde.
Lors d'une de ses nombreuses haltes, en pleine soirée, il entendit non loin de lui, sur la route , un charette passer suivi de cris innombrables? Les cheveaux excités par tout ce raffût henirent de peur. On pouvait aussi entendre des pleurs de soumission. Sans attendre plus, il se leva d'un bond, couru d'une allure sidérante vers l'endroit d'où venait tout ce raffût, l'arme encore dans son étui mais prête à être dégainée à la moindre alerte, au moindre bruit ou mouvement suspect. Il fut sur les lieux en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. L'attaque de la charette se passait à moins de deux cents mètres d'où il avait posé son petit campement. Il observait la scène d'un recoin de la forêt, à peine caché par un gros arbre, mais se rapprochant, tout en restant discret, du centre d'intérêt de ce pillage. Les cris graves des assaillants, et les pleures cessaient petit à petit, laissant finalement entendre une "discution" entre le chef des brigands et le pauvre homme qui allait se faire piller et finir écorché. Ce dernier pleurait pointant sa fourche dans toutes les directions en même temps. Espérant sans trop y croire, défendre son bien contre cette horde de voleurs et d'assassins.
Le ton du chef de cette meute d'hommes assoiffées de richesses et de pouvoir se faisait de plus en plus pressant et violent. Sa voix rauque laissait transparaître un agacement certains et une fin proche de la discution qu'il avait avec le marchand. C'est ce moment qrécis qu'avait attendu Jaïkan pour entrer en scène, afin de surprendre et déstabiliser son possible adversaire.
- À t'entendre la brute, personne ne peut te résister! - Qui... Qui a parlé?
Le groupe de pilleurs s'était retourné comme un seul homme en direction de Jaïkan. Celui ci se tenait debout face à eux, du haut de son petit mètre quatre-vingt-cinq, il n'était pas impressionné par cette horde d'homme haut comme les arbres, comme si les brigands venait d'une race différentes!
- C'est moi. - Tirez-vous vous autres, je ne vois pas ce petit effronté complètement fou qui se croit capable de venir en aide à cette larve de marchand déjà à moitié mort de peur!
Il y eut un ricanement des troupes. Un rire sans fin se fit entendre, des gloussements à n'en plus finir, avant que se bougent enfin ces personnages plus laids les uns que les autres, dont les combats avait taillés leurs visages de cicatrices abominables et dont les muscles s'étaient façonnés à force de rudes bagarres. Jaïkan aperçut après quelques nombreuses bousculades dans les rangs adverses, un homme encore plus impressionnants que ceux qui le suivaient. Son faciès balafré, il avait la bouche grande ouverte, ce chef bavait comme un chien enragé. L'homme immense souriait de toutes ses dents quand il finit par découvrir Jaïkan presque deux fois plus petit que lui, lorsqu'il vit le freluquet qui se prenait pour un homme!
- Alors c'est toi le morveux? Tu crois peut-être que la légende de David est réelle? Tu crois vraiment que David le bambin à vaincu l'incroyable Goliath? Ce n'est que pure folie! - Je ne crois pas plus a cette légende qu'à n'importe quel autre. Et ce n'est pas la taille de ton cerveau qui va m'impressionner, voilà bien une chose dont je suis certains! - Tu fais de l'esprit dans un moment pareil! Il faut dire que si tu attends encore un peu, il ne te sera plus possible d'en faire beaucoup... - Tu es moins bête que tu en as l'air. Mais ce ne sera pas suffisant pour me faire peur! - Et que comptes-tu faire? Ce n'est pas avec la taille que tu as que tu me feras peur. Même une femme te ferait mal en te bousculant! - Je vois que tu n'as jamais appris qu'il ne fallait pas se fier aux apparences. Le physique d'un adversaire, qu'il soit grand ou petit, musclé ou non, ne prouve pas la véritable valeur de cette personne, ni même sa force! Et puis pour vérifier tes dires, il faudrait encore qu'il y ait une dame dans le coin, ce qui ne risque pas, puisque tu les fait fuir!
Certains hommes sourièrent aux dernières paroles de Jaïkan, ce qui n'était pas pour plaire à leur chef qui comptait bien leur faire ravaler leur sourire après avoir règlé le compte de ce petit avorton.
- Je n'aime pas ton humour! Et tu vas rapidement t'en rendre compte! Prend garde...
Il eut à peine le temps de terminer sa phrase et de se pencher en avant pour fondre sur Jaïkan et l'écraser d'un seul et terrible coup, que se dernier démarra en un instant si bref qu'aucun ne le vit bouger. Il dégaina son épée, vif comme l'éclair, il fit voler son arme dans les airs tels un virtuose, s'appuyant sur les nombreux hommes du groupe qui les entouraient pour se projeter plus rapidement encore, leur tranchant au passage, membres et carotides. En quelques courts instants, il se retrouva aux pieds du chef, l'épée pointant le ciel, et dans un saut aussi vif que sa course, il planta son arme dans les plus profond de l'être de sa victime. Il atterrissait quelques mètres derrière le cadavre de se chef qu'il venait de tuer, dans un mouvement circulaire d'une souplesse incroyable.
Les nombreux spectateurs, dont certains déjà en train d'agoniser se tenant membres pourfendus ou gorges tranchées,, fixaient le jeune fou agenouillé dos à leur chef. Celui-ci se tenait la poitriné, mettant un genou au sol suivit de près par le deuxième. Il tentait de freiner sa chute d'une main. Il crachait du sang à n'en plus finir, s'écroulant pour de bon sur le sol, dans la marre que formait son propre sang qui ne cessait de couler. Ne réalisant pas immédiatement ce qui venait de se passer, les hommes encore vaillant restaient bouche bée, fixant leur chef écroulé, face contre terre. Finalement l'un d'entre eux repris ses esprits, il regarda derrière le corps inerte et ensanglanté de son chef, et vit l'assassin de celui-ci. Dans un cri de rage incroyable, il sortit d'un coup tous les autres de leur stupeur, et fonça droit devant lui pour venger leur maître. En moins de temps qu'ils avaient mis à se réveiller, ils furent tous à l'assaut de ce jeune inconnu venu de nulle part qui maniait l'épée comme jamais ils ne l'avaient encore vu et ne le verrais jamais plus. Se faisant trancher, charcuter, transpercer en pleine nuit par cette arme et ce jeune homme encore puceau à leurs yeux, ils tombaient les uns après les autres , sous des coups éffilés, dans cette forêt d'un froid incroyable. Ceux encore vivants ne pouvaient plus compter les têtes fendues ou tranchées, les corps ouverts de part en par ou complètement transpercé par cette lame tueuse. Il n'y avait pas plus d'un quart d'heure que Jaïkan avait fait son apparition, que tous les brigands encore en vie, s'enfuyaient à toutes jambes comme milles puces prises de folie, tentant de sauver leur vie face à ce diable!
Le marchand caché sous son chariot tremblait à la vue de tout ce sang qui avait volé autour de lui, il avait peur d'être le prochain à tomber sous les coups de cette épée tranchante qui semblait voler dans les airs tel le vent. Les corps de ses assaillants gisaient à même le sol, là presque devant ses pieds, suppliant les cieux du regard. Mais il n'était pas rassuré pour autant, car si cet homme était venu, ce n'était peut-être pas pour l'aider mais voler aux brigands ce qu'ils espéraient prendre! Ou encore n'était-ce pas ce qu'un jeune fou, qui s'amusait à tuer pour le plaisir? Peut-être était-ce lui dont la légende parlait? Peut-être était-il le tueur tant redouter auquel on avait donné ce surnom qui faisait frissonner tous les hommes qu'il avait déjà croisé, et croiserait encore? Il en tremblait encore plus lorsqu'il vit le jeune homme s'avancer dans sa direction, et s'arrêter au devant de la charette, s'agenouiller et s'adosser à l'une des roues. Il avait planté son arme dans la terre juste à son côté. D'où il se trouvait, le marchand n'apercevait pas ce que faisait Jaïkan. Il semblait recroqueviller sur lui-même, les jambes entre ses bras, la tête enfouie entre ses jambes. On aurait dit un enfant près à pleurer. Intrigué, le marchand se dirigea vers son sauveur. Se retrouvant à moins d'un mètre de Jaïkan, il entendait celui-ci murmurer, doucement et il ne pouvait pas distinguer clairement ses paroles. Voulant s'approcher plus près, il brisa une petite branche qui traînait par terre. En un éclair, Jaïkan avait saisi son arme et se trouvait la lame à moins d'un centimètre de la gorge du marchant. Les yeux furieux, il avait reconnu le personnage juste avant de lui transpercer la gorge. Le marchand était tétanisé et ne bougeait plus.
- Excusez moi monsieur, je vous avais oublié. Vous n'avez rien? - Non, je vais bien, et ce grâce à vous... Et Vous? Vous avez l'air nerveux, ou je ne sais quoi... En tout cas, ça n'a pas l'air d'aller très fort... - Oh! Ne vous en faites pas pour moi. À chaque fois qu'il faut le battre et qu'il m'en vient a tuer pour survivre ou pour aider quelqu'un, je suis nerveux contre moi même. Il y a tellement d'autres façon que la violence et la mort pour régler un conflit! Que je m'en veux de ne pas avoir trouver d'autres solutions... Mais en même temos, je n'ai pas vraiment eu le choix. - Ce n'est pas la première fois que cela vous arrive? - Non. Et puis je suis aussi nerveux quand je dois chasser pour me nourrir. Je trouve cela tellement injuste de devoir ôter la vie à un animal pour assouvir un besoin auquel on ne peut pourtant pas se soustraire... - Vous vous dites nerveux, et pourtant vous manier votre arme comme jamais je 'avais vu cela auparavant! - Vous trouvez aussi... Je ne sais pas d'où cela me vient. Je me suis beaucoup entraîné c'est sûr, seul ou avec mon meilleur ami quand j'étais enfant. Mais cette époque est bien loin maintenant. Mais cela n'explique pas ma technique d'arme! - Votre meilleur ami n'est plus de ce monde? Comment cela se peut? - Non, il n'est plus de ce monde de forêt et de brutalité. Il a bien d'autres choses à penser maintenant. Sa destinée l'a amené à Kralléonne, où je me rend également. - Vous vous rendiez à Kralléonne? C'est la que je vais également. Vous m'avez l'air bien sympathique, cela vous arrangerais de faire le trajet avec moi? Je vous offre le repos de ma charette, et si jamais l'envie prendrait d'autres vil manant, vous pourriez m'aider à arriver jusqu'à la ville Sainte sans encombre. Qu'en dite vous? - L'idée me paraît judicieuse.
Et c'est comme cela, que Jaïkan retrouva le premier homme avec qui il pouvait discuter, le premier depuis plusieurs années. Ce soir là, ils firent encore quelques kilomètres afin de quitter la scène du massacre et passer une nuit tranquille loin de tout et surtout de cette odeur macabre de sang et de mort!
Se perdant dans les dédalles de cette ville encore fleurissante, il aimait à se perdre dans l'agitation des ruelles garnies d'échoppes en tout genre. Des échoppes s'émanaient milles et une senteurs, vapeurs et couleurs. On retrouvait dans ces ruelles toute sorte de vendeurs. Les vendeurs de fruits et légumes, les vendeurs de tissus, les vendeurs d'épices, ... tous vendaient leurs propres produits dans leurs petites échoppes, frôlant les murs pour y trouver un maximum d'ombre et de fraîcheur dans ces journées d'étés où le soleil frappait fort du matin jusqu'au soir. Il s'arrêta au premier croisement qu'il rencontra, croisement qu'il connaissait bien pour y être déjà passé autrefois, mais il ne le reconnaissait plus. Cela faisait si longtemps qu'il avait quitter ce monde... Cela faisait si longtemps qu'il s'occupait de tant d'autres choses. Tant de maisons construites en si peu de temps, une verdure si luxuriante et différente faisait de ce lieu comme un nouveau monde à découvrir et à redécouvrir. Et ce n'était pas que le quartier qui avait changé, les gens aussi étaient différents. Tant et si peu de temps passé en dehors du monde, à qui il venait quand même rendre visite de temps en temps. Tout avait changé, tout avait bien changé. Ils étaient tous heureux, joyeux et presque riches. Plus aucun n'avait peur ni du jour, ni du soir. Plus aucun n'avait peur depuis qu'il siégeait au pouvoir.
Ayant repris la route au petit matin, Jaïkan et son nouveau compagnon avançaient sur la charette au rythme lent des pas des boeufs. Aussi lent ou aussi vite que ceux-ci, mais aussi reposant sûrement. De temps à autre, ils descendaient de la charrue pour permettre aux bêtes de gravir une côte plus aisément, mais ils étaient souvent adossés au banc de soutien dont était muni la charrue. Discutant de ci, de là, d'histoire et d'autre, fantastique ou triste, incroyable et chevaleresque.C'est ainsi que le temps passa durant toute la journée, et celle qui suivit aussi, et ce jusqu'à ce qu'au loin, ils apperçurent Kralléonne. D'une taille minuscule lorsqu'ils l'apperçurent au petit matin du troisième jour, au petit matin, à l'heure du crépuscule. Au abord du flanc d'une merveilleuse colline verdoyante,les murs de la cité sacré, d'un blanc et beige chaud et ravivant, se dessinaient au loin. Les portes d'un bois lourd et robuste avaient été taillées par la plus fine des lames et le plus adroits des artisans, recouverts de fines feuilles d'or pour donner encore plus d'éclat à ce chef d'oeuvre resplandissant. La charette passait les portes de la ville et sombra dans un chahut de marchadage extraordinaire, un bruit assordissant pour les oreilles de Jaïkan qui avait vécu tant de temps si loin et si seul dans la forêt.
Les gens se bousculaient presque pour pouvoir évoluer dans les ruelles surplombées de linges blancs, disposés tels mille nuages frais dans un ciel azur. Le soleil d'été était suffocant, et ce n'est que les rares souffles de vent trop chaud mais agréable qui rafraîchissait tout de même un peu l'atmosphère. La verdure des lieux était unique, riche et nombreuse. Elle rafraîchissait à elle seule de par son ombre sur les immenses places et par sa fraîcheur naturelle. De plus on pouvait découvrir à chaque carrefour, de nombreuses fontaines d'architecture tellement diverses et si complémentaires les unes aux autres, ainsi que de magnifiques points d'eau où qui voulait, pouvait venir se désaltérer. La charette avait pénétré la ville depuis un bon quart d'heure, prenant place dans cette animation théâtrale. Le marchand qui répondait au nom mélodieux de Shaarmann, devait traverser la ville de part en part pour atteindre son emplacement de vente. Celui-ci se trouvait chez un ami à lui. Par amitié, il lui laissait sa boutique une semaine par an, il mettait son étalage à disposition afin que Shaarmann puisse vendre les produits de sa récolte à meilleur pris qu'au passant de son trou perdu dans les champs. Arrivé au plein coeur de la ville, là où la foule était si dense et vivante, Jaïkan sauta en bas du véhicule, il le suivit encore quelques mètres afin de saluer et remercier son hôte et compagnon de voyage. Il s'engouffra ensuite dans la marré de personnes qui l'entouraient pour disparaître en quelques instants du champ de vision de son nouvel ami.
Traversant les couloirs avec délicatesse, le pas léger et voluptueux, Sophianna passait son temps à contempler les personnes qui alliés à son mari, faisaient un travail remarquable pour le citée qui fleurissait de manière incroyable et magnifique. Les gens n'avaient jamais été aussi heureux, alors que la ville, peu avant l'apparition du messie, était éffrayée à l'idée qu'un jour ou une nuit, le mal vienne frapper à la porte. Ce problème, cette peur terrifiante, écrasante n'existait plus que dans les histoires des parents des jeunes enfants. Elle n'était pourtant pas si loin, mais chacun vivait avec l'espoir et l'idée bien fondée qu'il ne fallait plus avoir peur. Kraléan avait battu et abattu le monstre, alors de quoi pouvaient-ils encore avoir peur? De rien, si ce n'est d'une souvenir qui ne faisait plus peur qu'à une minorité si infime de personnes, que personne ne faisait plus attention aux pauvres fous qui parlaient encore du fils diabolique qui tuait par plaisir, pour renifler et humer l'odeur du sang. Les arbres en fleurs poussaient et fleurissaient enfin sur des jours meilleurs. Les maisons n'avaient plus cette couleur de mort, elle respiraient la vie et la joie, et le soleil pouvait enfin pénétré dans les maisons par les fenêtres qui n'avaient plus été cloisonnées depuis l'annonce de la mort du Loup-Garou pour les plus téméraires. Mais pour d'autres elles avaient été ouvertes après des semaines, n'ayant plus vent d'aucun malheur dans le royaume enfin verdoyant. Sophianna, avait fait de plusieurs de ses servantes, des amies fidèles et des confidentes très proches. Elle arrivait parfois a passer plus d'une journée à parler avec celles-ci car contrairement à beaucoup de femme du monde, elle ne les méprisait pas. Elle ne supportait pas que l'on puisse donner tellement d'importance à un titre ou l'autre, mais elle ne pouvait tout de même pas nier être heureuse d'être reine, car comme beaucoup de petites filles, elle aussi avait rêvé d'être une princesse. Tout de même, elle ne prennait pas son rôle à la légère, elle savait que son rôle était capitale pour chaque personnes qui peuplaient le royaume. Elle leur redonnait courage uniquement par la force de son sourrire et de par sa gentillesse.
Jaïkan se baladait dans les ruelles qu'il avait déjà visité quelques années auparavant, ces petites ruelles bordées de quelques échoppes, où l'on ne trouvait que de maigres légumes, où les fruits n'étaient que clairs semés sur les étalages. Cette grande petite ville qu'il connaissait, l'image qu'il en avait gardée lorsqu'il était parti, cette pauvre ville en fête qu'il avait connu avait agréablement changé! Aujourd'hui les gens se bousculaient entre eux, il n'y avait plus de place dans les rues et les ruelles. Le surpeuplement des échoppes, bondées de marchandises de tout le royaume et même d'au-delà. Il ne reconnaissait plus grand-chose. Il retrouvait simplement une chose qu'il n'avait pas oublié qu'il était parti, c'était cette joie joie que les villageois avaient gardé depuis l'arrivée de Kraléan sur le trône. Il se frayait un petit chemin entre les gens afin de visiter ce nouveau monde qu'il ne connaissait pas. Le bruit qui l'entourait l'assourdissait un peu, il n'avait plus l'habitude de celui-ci après tant de temps passé si loin d'ici, dans la nature en parfaite harmonie avec les animaux et la forêt, mais cette agitation ne lui déplaisait pas, au contraire, cela l'amusait même de voir toutes ces vies pleines d'entrains, d'énergie, de folie joyeuse. Il espérait rejoindre l'un des coins qu'il préférait admirer avant son départ. La fontaine à l'éffigie d'un sauveur bousculer par le temps et les anciens malheurs. Cette fontaine morte, mais pleine de vie et d'histoire d'un passé que plus personnes n'allait revivre. Quel étonnement lorsqu'il aperçu à l'endroit des pierre vieillies et ternes, la statue émérgée d'une coupole d'où jaillissait de l'eau d'une fraîcheur et d'une trépidante vivacité peu commune. Il ne s'attendait pas à un tel changement, mais cette nouvelle vision lui plaisait assez.
Soudain, il sentit l'air accélérer dans son dos, il fit volte face, l'épée dégainée aussi vite que l'éclair, bras tendu, la lame au soleil brillait, pointant son assaillant!
Sophianna accueillait chaque jour les personnes qui espéraient parler au roi. Elle prenait sous son aile les petits problèmes qu'elle pouvait régler, laissant a son mari le soin de s'occuper des aides plus imposante.
Aujourd'hui dans la salle d'audience se présentaient comme chaque jour, citoyens et miliaires. Sophianna ne se souciait pas des hommes d'armes, elle prennait le temps d'écouter les plaintes des habitants du royaume de Kralléonne. Aujourd'hui pourtant, l'anbiance paraissait bien différente des autres jours, comme si la terre pesait plus lourd, comme si le monde se plaignait de vivre. Pourtant il n'y avait aucun changement dans les plaintes, elles avaient la même nature que les autres jours. C'est donc sans se soucier plus que d'habitude des rendez-vous de son mari, qu'elle continua son tour de salle.