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Chapitre Second

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: Ajouté le 2/11/2007 à 01:24    Se perdant dans les dédalles de cette ville encore fleurissante, il aimait à se perdre dans l'agitation des ruelles garnies d'échoppes en tout genre. Des échoppes s'émanaient milles et une senteurs, vapeurs et couleurs. On retrouvait dans ces ruelles toute sorte de vendeurs. Les vendeurs de fruits et légumes, les vendeurs de tissus, les vendeurs d'épices, ... tous vendaient leurs propres produits dans leurs petites échoppes, frôlant les murs pour y trouver un maximum d'ombre et de fraîcheur dans ces journées d'étés où le soleil frappait fort du matin jusqu'au soir.
    Il s'arrêta au premier croisement qu'il rencontra, croisement qu'il connaissait bien pour y être déjà passé autrefois, mais il ne le reconnaissait plus. Cela faisait si longtemps qu'il avait quitter ce monde... Cela faisait si longtemps qu'il s'occupait de tant d'autres choses.
    Tant de maisons construites en si peu de temps, une verdure si luxuriante et différente faisait de ce lieu comme un nouveau monde à découvrir et à redécouvrir. Et ce n'était pas que le quartier qui avait changé, les gens aussi étaient différents. Tant et si peu de temps passé en dehors du monde, à qui il venait quand même rendre visite de temps en temps. Tout avait changé, tout avait bien changé. Ils étaient tous heureux, joyeux et presque riches. Plus aucun n'avait peur ni du jour, ni du soir. Plus aucun n'avait peur depuis qu'il siégeait au pouvoir.

    Ayant repris la route au petit matin, Jaïkan et son nouveau compagnon avançaient sur la charette au rythme lent des pas des boeufs. Aussi lent ou aussi vite que ceux-ci, mais aussi reposant sûrement. De temps à autre, ils descendaient de la charrue pour permettre aux bêtes de gravir une côte plus aisément, mais ils étaient souvent adossés au banc de soutien dont était muni la charrue. Discutant de ci, de là, d'histoire et d'autre, fantastique ou triste, incroyable et chevaleresque.C'est ainsi que le temps passa durant toute la journée, et celle qui suivit aussi, et ce jusqu'à ce qu'au loin, ils apperçurent Kralléonne. D'une taille minuscule lorsqu'ils l'apperçurent au petit matin du troisième jour, au petit matin, à l'heure du crépuscule.
    Au abord du flanc d'une merveilleuse colline verdoyante,les murs de la cité sacré, d'un blanc et beige chaud et ravivant, se dessinaient au loin. Les portes d'un bois lourd et robuste avaient été taillées par la plus fine des lames et le plus adroits des artisans, recouverts de fines feuilles d'or pour donner encore plus d'éclat à ce chef d'oeuvre resplandissant. La charette passait les portes de la ville et sombra dans un chahut de marchadage extraordinaire, un bruit assordissant pour les oreilles de Jaïkan qui avait vécu tant de temps si loin et si seul dans la forêt.


    Les gens se bousculaient presque pour pouvoir évoluer dans les ruelles surplombées de linges blancs, disposés tels mille nuages frais dans un ciel azur. Le soleil d'été était suffocant, et ce n'est que les rares souffles de vent trop chaud mais agréable qui rafraîchissait tout de même un peu l'atmosphère. La verdure des lieux était unique, riche et nombreuse. Elle rafraîchissait à elle seule de par son ombre sur les immenses places et par sa fraîcheur naturelle. De plus on pouvait découvrir à chaque carrefour, de nombreuses fontaines d'architecture tellement diverses et si complémentaires les unes aux autres, ainsi que de magnifiques points d'eau où qui voulait, pouvait venir se désaltérer.
    La charette avait pénétré la ville depuis un bon quart d'heure, prenant place dans cette animation théâtrale. Le marchand qui répondait au nom mélodieux de Shaarmann, devait traverser la ville de part en part pour atteindre son emplacement de vente. Celui-ci se trouvait chez un ami à lui. Par amitié, il lui laissait sa boutique une semaine par an, il mettait son étalage à disposition afin que Shaarmann puisse vendre les produits de sa récolte à meilleur pris qu'au passant de son trou perdu dans les champs.
    Arrivé au plein coeur de la ville, là où la foule était si dense et vivante, Jaïkan sauta en bas du véhicule, il le suivit encore quelques mètres afin de saluer et remercier son hôte et compagnon de voyage. Il s'engouffra ensuite dans la marré de personnes qui l'entouraient pour disparaître en quelques instants du champ de vision de son nouvel ami.

    Traversant les couloirs avec délicatesse, le pas léger et voluptueux, Sophianna passait son temps à contempler les personnes qui alliés à son mari, faisaient un travail remarquable pour le citée qui fleurissait de manière incroyable et magnifique. Les gens n'avaient jamais été aussi heureux, alors que la ville, peu avant l'apparition du messie, était éffrayée à l'idée qu'un jour ou une nuit, le mal vienne frapper à la porte. Ce problème, cette peur terrifiante, écrasante n'existait plus que dans les histoires des parents des jeunes enfants. Elle n'était pourtant pas si loin, mais chacun vivait avec l'espoir et l'idée bien fondée qu'il ne fallait plus avoir peur. Kraléan avait battu et abattu le monstre, alors de quoi pouvaient-ils encore avoir peur? De rien, si ce n'est d'une souvenir qui ne faisait plus peur qu'à une minorité si infime de personnes, que personne ne faisait plus attention aux pauvres fous qui parlaient encore du fils diabolique qui tuait par plaisir, pour renifler et humer l'odeur du sang.
    Les arbres en fleurs poussaient et fleurissaient enfin sur des jours meilleurs. Les maisons n'avaient plus cette couleur de mort, elle respiraient la vie et la joie, et le soleil pouvait enfin pénétré dans les maisons par les fenêtres qui n'avaient plus été cloisonnées depuis l'annonce de la mort du Loup-Garou pour les plus téméraires. Mais pour d'autres elles avaient été ouvertes après des semaines, n'ayant plus vent d'aucun malheur dans le royaume enfin verdoyant.
    Sophianna, avait fait de plusieurs de ses servantes, des amies fidèles et des confidentes très proches. Elle arrivait parfois a passer plus d'une journée à parler avec celles-ci car contrairement à beaucoup de femme du monde, elle ne les méprisait pas. Elle ne supportait pas que l'on puisse donner tellement d'importance à un titre ou l'autre, mais elle ne pouvait tout de même pas nier être heureuse d'être reine, car comme beaucoup de petites filles, elle aussi avait rêvé d'être une princesse. Tout de même, elle ne prennait pas son rôle à la légère, elle savait que son rôle était capitale pour chaque personnes qui peuplaient le royaume. Elle leur redonnait courage uniquement par la force de son sourrire et de par sa gentillesse.

    Jaïkan se baladait dans les ruelles qu'il avait déjà visité quelques années auparavant, ces petites ruelles bordées de quelques échoppes, où l'on ne trouvait que de maigres légumes, où les fruits n'étaient que clairs semés sur les étalages. Cette grande petite ville qu'il connaissait, l'image qu'il en avait gardée lorsqu'il était parti, cette pauvre ville en fête qu'il avait connu avait agréablement changé!
    Aujourd'hui les gens se bousculaient entre eux, il n'y avait plus de place dans les rues et les ruelles. Le surpeuplement des échoppes, bondées de marchandises de tout le royaume et même d'au-delà. Il ne reconnaissait plus grand-chose. Il retrouvait simplement une chose qu'il n'avait pas oublié qu'il était parti, c'était cette joie joie que les villageois avaient gardé depuis l'arrivée de Kraléan sur le trône.
    Il se frayait un petit chemin entre les gens afin de visiter ce nouveau monde qu'il ne connaissait pas. Le bruit qui l'entourait l'assourdissait un peu, il n'avait plus l'habitude de celui-ci après tant de temps passé si loin d'ici, dans la nature en parfaite harmonie avec les animaux et la forêt, mais cette agitation ne lui déplaisait pas, au contraire, cela l'amusait même de voir toutes ces vies pleines d'entrains, d'énergie, de folie joyeuse.
    Il espérait rejoindre l'un des coins qu'il préférait admirer avant son départ. La fontaine à l'éffigie d'un sauveur bousculer par le temps et les anciens malheurs. Cette fontaine morte, mais pleine de vie et d'histoire d'un passé que plus personnes n'allait revivre. Quel étonnement lorsqu'il aperçu à l'endroit des pierre vieillies et ternes, la statue émérgée d'une coupole d'où jaillissait de l'eau d'une fraîcheur et d'une trépidante vivacité peu commune. Il ne s'attendait pas à un tel changement, mais cette nouvelle vision lui plaisait assez.

    Soudain, il sentit l'air accélérer dans son dos, il fit volte face, l'épée dégainée aussi vite que l'éclair, bras tendu, la lame au soleil brillait, pointant son assaillant!

    Sophianna accueillait chaque jour les personnes qui espéraient parler au roi. Elle prenait sous son aile les petits problèmes qu'elle pouvait régler, laissant a son mari le soin de s'occuper des aides plus imposante.

    Aujourd'hui dans la salle d'audience se présentaient comme chaque jour, citoyens et miliaires. Sophianna ne se souciait pas des hommes d'armes, elle prennait le temps d'écouter les plaintes des habitants du royaume de Kralléonne. Aujourd'hui pourtant, l'anbiance paraissait bien différente des autres jours, comme si la terre pesait plus lourd, comme si le monde se plaignait de vivre. Pourtant il n'y avait aucun changement dans les plaintes, elles avaient la même nature que les autres jours. C'est donc sans se soucier plus que d'habitude des rendez-vous de son mari, qu'elle continua son tour de salle.


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19/3/2008 - Commentaire sans titre

Posté par d0ody
sympa !! bonne continuation
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