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Chapitre Premier

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: Ajouté le 24/10/2007 à 21:42     En vadrouille comme à son habitude, il en avait presque oublié jusqu'à son ami d'enfance? Après quelques heures de marches, il se reposa au pied d'une chute d'eau, du coté où la surface redevenait lisse et calme. Assis sur un rocher, adorsser au tronc d'un arbre ancien, ses pensées s'évadaient vers des souvenirs pas si lointain que ça. Où hier encore, il était enfant.

    " Il se chamaillaient encore ces deux adolescents, ayant vécu et survécu dans cette forêt hostile à toutes vies humaines. Dans cette eau plus claire que le ciel au jour de sa plus belle parure, ils nageaient et s'amusaient encore et encore."

    Où était-il encore ce lointain souvenir? Depuis quand n'était-il plus? Pourquoi cette amitié avait-elle été distancée? Si loin déjà ce temps de deux innocents...

    "Ils s'étaient encore lancé un défi incroyable, faire le tour complet de la forêt et revenir au campement avant la nuit, et surtout y revenir avant l'autre. Cette folle journée où ils furent incroyablement surpris de la richesse de cette nature quprès de laquelle ils vivaient déjà depuis de nombreuses années, ils n'avaient connu qu'elle et ils se rendaient comptes qu'ils ne la connaissaient pas encore! Tous ces animaux qui les entouraient et qu'ils n'avaient jamais pris le temps d'observer, les meutes de loups, les innombrables écureils et tant d'autres!"

    Où était-il encore ce lointain qui paraissait encore si présent? Cette idée d'un passé si proche mais bien plus lointain qu'hier. Les yeux plongés dans la profondeur de la chute d'eau. Une idée lui était venue soudain comme si elle venait d'apparaître comme par magie. Il était peut-être temps de retourner le voir. C'était décidé, il allait revoir son meilleur ami, celui avec qui il avait vécu ses meilleurs moments et les pires de leurs jeunes vies.

    Après avoir rassemblé les quelques affaires qui lui appartenait, et rempli ses réserves de nourritures ainsi que sa gourde d'eau, il fixa le tout solidement dans son sac de voyage en cuir, et se lança dans son long voyage jusque Kralléonne, ville centrale du monde humain et seulement exploré. Il marchait d'un bon pas parmis les nombreux paysages, il évitait tous les pièges que formaient les racines et la mousse, comme le plus vif des félins. On aurait pu croire à un elfe, créature mythologique qui se retrouvaient dans les plus anciens contes d'enfants, et que les parents s'amusaient à raconter à ceux-ci. Il ne craignait pas de rencontrer quelconque animal sauvage, ayant la faculté de les apprivoisers d'un simple regard. Il ne craignait pas non plus les hommes bien plus sauvages que les bêtes, et qu'il avait fait fuir ou trépasser sous les coups de son épée lorsque ceux-ci se montraient trop entreprenants. Il avait d'ailleurs vécu bon nombre d'histoires qu'il pouvait raconter à ce sujet. Mais ces histoires passées ne l'intéressaient guère, et puis à quoi bon ressasser le passé? Il préférait rester sur ses gardes aujourd'hui, et vivre au jour le jour.

    ...

    Il voyageait déjà depuis une bonne semaine, prenant le temps d'observer les nombreux paysages magnifiques qu'il avait déjà vu et ceux qu'il ne connaissait que trop peu, n'y étant passé que trop peu souvent et jamais à la même heure. Il appréciait revoir les mêmes endroits à des moments complètement différents, de la journée et des saisons, car la luminosité d'un même point de vue permettait de dessiner milles visages différents d'une même ligne.

    Il prenait le temps de marcher à l'écart de la route tracée par l'Homme car il n'aimait pas du tout cette surface travaillée et si peu naturelle, et qu'il trouvait si peu esthétique.Il préférait longer les ruisseaux ou les rivières qui lui offrait un spectacle incroyable de vie et de couleur, et où il pouvait s'arrêter quand il le désirait pour se rafraîchir ou remplir sa gourde.

    Lors d'une de ses nombreuses haltes, en pleine soirée, il entendit non loin de lui, sur la route , un charette passer suivi de cris innombrables? Les cheveaux excités par tout ce raffût henirent de peur. On pouvait aussi entendre des pleurs de soumission. Sans attendre plus, il se leva d'un bond, couru d'une allure sidérante vers l'endroit d'où venait tout ce raffût, l'arme encore dans son étui mais prête à être dégainée à la moindre alerte, au moindre bruit ou mouvement suspect.
    Il fut sur les lieux en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. L'attaque de la charette se passait à moins de deux cents mètres d'où il avait posé son petit campement. Il observait la scène d'un recoin de la forêt, à peine caché par un gros arbre, mais se rapprochant, tout en restant discret, du centre d'intérêt de ce pillage. Les cris graves des assaillants, et les pleures cessaient petit à petit, laissant finalement entendre une "discution" entre le chef des brigands et le pauvre homme qui allait se faire piller et finir écorché. Ce dernier pleurait pointant sa fourche dans toutes les directions en même temps. Espérant sans trop y croire, défendre son bien contre cette horde de voleurs et d'assassins.

    Le ton du chef de cette meute d'hommes assoiffées de richesses et de pouvoir se faisait de plus en plus pressant et violent. Sa voix rauque laissait transparaître un agacement certains et une fin proche de la discution qu'il avait avec le marchand. C'est ce moment qrécis qu'avait attendu Jaïkan pour entrer en scène, afin de surprendre et déstabiliser son possible adversaire.

    - À t'entendre la brute, personne ne peut te résister!
    - Qui... Qui a parlé?

    Le groupe de pilleurs s'était retourné comme un seul homme en direction de Jaïkan. Celui ci se tenait debout face à eux, du haut de son petit mètre quatre-vingt-cinq, il n'était pas impressionné par cette horde d'homme haut comme les arbres, comme si les brigands venait d'une race différentes!

    - C'est moi.
    - Tirez-vous vous autres, je ne vois pas ce petit effronté complètement fou qui se croit capable de venir en aide à cette larve de marchand déjà à moitié mort de peur!

    Il y eut un ricanement des troupes. Un rire sans fin se fit entendre, des gloussements à n'en plus finir, avant que se bougent enfin ces personnages plus laids les uns que les autres, dont les combats avait taillés leurs visages de cicatrices abominables et dont les muscles s'étaient façonnés à force de rudes bagarres. Jaïkan aperçut après quelques nombreuses bousculades dans les rangs adverses, un homme encore plus impressionnants que ceux qui le suivaient. Son faciès balafré, il avait la bouche grande ouverte, ce chef bavait comme un chien enragé. L'homme immense souriait de toutes ses dents quand il finit par découvrir Jaïkan presque deux fois plus petit que lui, lorsqu'il vit le freluquet qui se prenait pour un homme!

    - Alors c'est toi le morveux? Tu crois peut-être que la légende de David est réelle? Tu crois vraiment que David le bambin à vaincu l'incroyable Goliath? Ce n'est que pure folie!
    - Je ne crois pas plus a cette légende qu'à n'importe quel autre. Et ce n'est pas la taille de ton cerveau qui va m'impressionner, voilà bien une chose dont je suis certains!
      - Tu fais de l'esprit dans un moment pareil! Il faut dire que si tu attends encore un peu, il ne te sera plus possible d'en faire beaucoup...
    - Tu es moins bête que tu en as l'air. Mais ce ne sera pas suffisant pour me faire peur!
    - Et que comptes-tu faire? Ce n'est pas avec la taille que tu as que tu me feras peur. Même une femme te ferait mal en te bousculant!
    - Je vois que tu n'as jamais appris qu'il ne fallait pas se fier aux apparences. Le physique d'un adversaire, qu'il soit grand ou petit, musclé ou non, ne prouve pas la véritable valeur de cette personne, ni même sa force! Et puis pour vérifier tes dires, il faudrait encore qu'il y ait une dame dans le coin, ce qui ne risque pas, puisque tu les fait fuir!

    Certains hommes sourièrent aux dernières paroles de Jaïkan, ce qui n'était pas pour plaire à leur chef qui comptait bien leur faire ravaler leur sourire après avoir règlé le compte de ce petit avorton.

    - Je n'aime pas ton humour! Et tu vas rapidement t'en rendre compte! Prend garde...

    Il eut à peine le temps de terminer sa phrase et de se pencher en avant pour fondre sur Jaïkan et l'écraser d'un seul et terrible coup, que se dernier démarra en un instant si bref qu'aucun ne le vit bouger. Il dégaina son épée, vif comme l'éclair, il fit voler son arme dans les airs tels un virtuose, s'appuyant sur les nombreux hommes du groupe qui les entouraient pour se projeter plus rapidement encore, leur tranchant au passage, membres et carotides. En quelques courts instants, il se retrouva aux pieds du chef, l'épée pointant le ciel, et dans un saut aussi vif que sa course, il planta son arme dans les plus profond de l'être de sa victime. Il atterrissait quelques mètres derrière le cadavre de se chef qu'il venait de tuer, dans un mouvement circulaire d'une souplesse incroyable.

    Les nombreux spectateurs, dont certains déjà en train d'agoniser se tenant membres pourfendus ou gorges tranchées,, fixaient le jeune fou agenouillé dos à leur chef. Celui-ci se tenait la poitriné, mettant un genou au sol suivit de près par le deuxième. Il tentait de freiner sa chute d'une main. Il crachait du sang à n'en plus finir, s'écroulant pour de bon sur le sol, dans la marre que formait son propre sang qui ne cessait de couler.
    Ne réalisant pas immédiatement ce qui venait de se passer, les hommes encore vaillant restaient bouche bée, fixant leur chef écroulé, face contre terre.
    Finalement l'un d'entre eux repris ses esprits, il regarda derrière le corps inerte et ensanglanté de son chef, et vit l'assassin de celui-ci. Dans un cri de rage incroyable, il sortit d'un coup tous les autres de leur stupeur, et fonça droit devant lui pour venger leur maître. En moins de temps qu'ils avaient mis à se réveiller, ils furent tous à l'assaut de ce jeune inconnu venu de nulle part qui maniait l'épée comme jamais ils ne l'avaient encore vu et ne le verrais jamais plus. Se faisant trancher, charcuter, transpercer en pleine nuit par cette arme et ce jeune homme encore puceau à leurs yeux, ils tombaient les uns après les autres , sous des coups éffilés, dans cette forêt d'un froid incroyable. Ceux encore vivants ne pouvaient plus compter les têtes fendues ou tranchées, les corps ouverts de part en par ou complètement transpercé par cette lame tueuse.
    Il n'y avait pas plus d'un quart d'heure que Jaïkan avait fait son apparition, que tous les brigands encore en vie, s'enfuyaient à toutes jambes comme milles puces prises de folie, tentant de sauver leur vie face à ce diable!

    Le marchand caché sous son chariot tremblait à la vue de tout ce sang qui avait volé autour de lui, il avait peur d'être le prochain à tomber sous les coups de cette épée tranchante qui semblait voler dans les airs tel le vent. Les corps de ses assaillants gisaient à même le sol, là presque devant ses pieds, suppliant les cieux du regard. Mais il n'était pas rassuré pour autant, car si cet homme était venu, ce n'était peut-être pas pour l'aider mais voler aux brigands ce qu'ils espéraient prendre! Ou encore n'était-ce pas ce qu'un jeune fou, qui s'amusait à tuer pour le plaisir? Peut-être était-ce lui dont la légende parlait? Peut-être était-il le tueur tant redouter auquel on avait donné ce surnom qui faisait frissonner tous les hommes qu'il avait déjà croisé, et croiserait encore?
    Il en tremblait encore plus lorsqu'il vit le jeune homme s'avancer dans sa direction, et s'arrêter au devant de la charette, s'agenouiller et s'adosser à l'une des roues. Il avait planté son arme dans la terre juste à son côté.
    D'où il se trouvait, le marchand n'apercevait pas ce que faisait Jaïkan. Il semblait recroqueviller sur lui-même, les jambes entre ses bras, la tête enfouie entre ses jambes. On aurait dit un enfant près à pleurer. Intrigué, le marchand se dirigea vers son sauveur. Se retrouvant à moins d'un mètre de Jaïkan, il entendait celui-ci murmurer, doucement et il ne pouvait pas distinguer clairement ses paroles.
    Voulant s'approcher plus près, il brisa une petite branche qui traînait par terre. En un éclair, Jaïkan avait saisi son arme et se trouvait la lame à moins d'un centimètre de la gorge du marchant. Les yeux furieux, il avait reconnu le personnage juste avant de lui transpercer la gorge. Le marchand était tétanisé et ne bougeait plus.

    - Excusez moi monsieur, je vous avais oublié. Vous n'avez rien?
    - Non, je vais bien, et ce grâce à vous... Et Vous? Vous avez l'air nerveux, ou je ne sais quoi... En tout cas, ça n'a pas l'air d'aller très fort...
    - Oh! Ne vous en faites pas pour moi. À chaque fois qu'il faut le battre et qu'il m'en vient a tuer pour survivre ou pour aider quelqu'un, je suis nerveux contre moi même. Il y a tellement d'autres façon que la violence et la mort pour régler un conflit! Que je m'en veux de ne pas avoir trouver d'autres solutions... Mais en même temos, je n'ai pas vraiment eu le choix.
    - Ce n'est pas la première fois que cela vous arrive?
    - Non. Et puis je suis aussi nerveux quand je dois chasser pour me nourrir. Je trouve cela tellement injuste de devoir ôter la vie à un animal pour assouvir un besoin auquel on ne peut pourtant pas se soustraire...
    - Vous vous dites nerveux, et pourtant vous manier votre arme comme jamais je 'avais vu cela auparavant!
    - Vous trouvez aussi... Je ne sais pas d'où cela me vient. Je me suis beaucoup entraîné c'est sûr, seul ou avec mon meilleur ami quand j'étais enfant. Mais cette époque est bien loin maintenant. Mais cela n'explique pas ma technique d'arme!
    - Votre meilleur ami n'est plus de ce monde? Comment cela se peut?
    - Non, il n'est plus de ce monde de forêt et de brutalité. Il a bien d'autres choses à penser maintenant. Sa destinée l'a amené à Kralléonne, où je me rend également.
    - Vous vous rendiez à Kralléonne? C'est la que je vais également. Vous m'avez l'air bien sympathique, cela vous arrangerais de faire le trajet avec moi? Je vous offre le repos de ma charette, et si jamais l'envie prendrait d'autres vil manant, vous pourriez m'aider à arriver jusqu'à la ville Sainte sans encombre. Qu'en dite vous?
    - L'idée me paraît judicieuse.

    Et c'est comme cela, que Jaïkan retrouva le premier homme avec qui il pouvait discuter, le premier depuis plusieurs années.
    Ce soir là, ils firent encore quelques kilomètres afin de quitter la scène du massacre et passer une nuit tranquille loin de tout et surtout de cette odeur macabre de sang et de mort!

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