D'un univers particulier, j'adore me laisser aller au courant d'une plume qui se veut virvoltante sur le papier. N'ayant que peut de possibilité futur dans l'écriture, je voulais quand même en faire profiter le monde... Je ne me prétends pas écrivain, mais voudrais bien y arriver un jour. En attendant je vous laisse mes premiers essais.
Pour faire vite, et introduire le sujet, j'ai voulu mettre par écrit, une idée, un semi rêve sous forme de livre. Il ne s'agit pas d'un livre, ou du moins pas encore pour le moment, car mon envie est d'arriver à publier ceci lorsqu'il aura sa forme finale, mais c'est déjà une commencement interessant que j'ai envie de creuser encore une peu plus. Cela prendra pas mal de temps, mais tout vient à temps à qui sait attendre
La douceur de ses traits la rendait d'une beauté extraordinaire. Son regard vague se perdait parmis les mille couleurs du jardin. Assise sur le rebord de l'une des petites faontaines qui ornaient les coins du château, ses yeux pétillaient à la lueur magique de la lune. Une légère brume d'eau flottant à la surface de l'eau se posait sur les les vêtements longs qu'elle portait.
Courant dans l'antre d'une fôret sans âge et sans lumière. Un homme au visage tiré et endanglanté, dévale, cavale, s'enfuitt, le souffle, il court.
Un parfum d'une douceur incroyable parcourait les innombrables galeries de fleurs du jardin. Une nature fantastique ornait ce jardin des mille et une nuit. Quelques oiseaux chantonnaient encore malgré la nuit déjà fort avancée. On pouvait appercevoir quelques grenouilles insomniaques se balader sur les nombreux chemins d'herbe d'un vert merveilleux.
La peur au ventre, haletant, le souffle court, il n'ose se retourner face à la mort. Le bruit qui le suis, il entend ses pas, il fuit droit devant lui. Évitant les arbres semés ça et là, il tourne, retourne, se détourne. Un hurlement sourd et puissant s'échappe, on peut lire la peur déformer son visage, et lui imprègner le regard. Ca se rapproche, il le sent. Il accélère tant qu'il le peut encore.
Le calme insatiable qui régnait là, pénétrait quiconque s'y aventurait, même la nuit. Toujours assise au bord de la fontaine, elle caressait la surface de l'eau de ses doigts fins. Elle aimait à se regarder dans les nombreux reflets produits dans l'eau. Ses longs cheveux lisses couleur de miel voletaient sous l'effet de la brise. Elle s'attardait dans son reflet, plongeant dans son propre regard d'un vert cuisant, pénétrant, envoûtant. Ses lèvres rouges et sensuelles soulignaient son visage à la peau mat, couleur des filles du soleil.
L'eau coule, ruisselle devant ses yeux effrayés, une légère buée s'échappe de sa bouche. La sueur lui coule du front, ses jambes ne le porte plus. Une traînée de boue coule encore le long de sa joue. Il se relève tant et si bien, mais l'autre, l'autre qui le suit, rien, ne lui échappe rien. L'odeur de la peur, l'angoisse oppressant les tripes de sa coble. Ca court. Ca hurle. Ca galope. Il voit enfin sa proie qui trébuche au loin. Il sent déjà le sang de sa victime qui lui brûle les lèvres, cette saveur exquise qu'il envie. Ils sent déjà ses dents s'enfoncer dans cette chair chaude, tout comme dans un rêve.
Après quelques nombreuses minutes accaparées par ses pensées, elle se leva, s'en retourna vers l'intérieur du château d'une couleur blanche lumineuse, renvoyant à chacun posant ses yeux vers lui, une immense sérénité, un regard protecteur. Marchant calmement entre les allées de plantes diverses et merveilleuses, elle se dirigeait vers l'entrée la plus proches du jardin.
Couché sur le sol, le regard vide, une trace se faufillant sur sa lèvre inférieure, il ne bougeait pas. Une légère expiration soufflait une douce buée qui se morfondait dans la nuit calme qui l'entourait petit à petit. Dans la boue, dans la pluie, là, par terre, il ne bougeait pas. Un bruit au loin, criait à qui voulait l"entendre qu'il n'avait pas disparu. Une marre de sang entourait sa victime. Les tripes à l'air, un visage tordu de douleur, de peur et de résignation. Il l'avait décimé en quelques coups monstrueux bien placés. L'instinct du tueur toujours à fleure de peau, plus violent qu'auparavant, en manque constante de victime, et croissante chaque fois qu'il ne passait pas à l'acte pendant quelques jours. Son hurlement puissant recouvra toute la forêt n quelques secondes, et plus aucun son ne parvînt pas même le bruit du vent qui semblait s'être figé sur place.
A peine entrée dans les murs chauds et à la couleur bienveillante du château, qu'elle croisa quelques personnes dignes de la ville, que la nuit ne fatiguait pas malgré leur lourde tâche. Elle ne s'intéressait que peu à ses personnes, à ses moines guerriers, parcourant pleines et forêts, à l'affût de chaque histoire qu'ils pouvaient, devaient et s'efforçaient à relater dans les plus grands détails au roi. Toutes ces histoires qu'ils avaient parfois entendu des semaines avant de la relater au souverain. Elle les regardait tout de même avec beaucoup de gentillesse, sachant ce qu'ils faisaient pour le peuple et le danger qu'ils fussent près à affronter pour prévenir les gens du pays de la menace qui les guettait!
L'ombre énorme s'évadait vers d'autres lieux. A pas lent, se mouvant sans difficultés, parmis les sentiers terreux inexistant de cette forêt, où la nuit ne laissait visible que deux yeux couleur d'une lune ensanglantée, quitter une petite clairière où gisait un corps. Un corps couché dans la marre de son propre sang. L'ombre titanesque du monstre s'éloignait calmement de l'endroit du méfait, manifestement calmé par l'assouvissement de son besoin particulier de chair fraîche, les crocs encore fraîchement recouvert de son nectar préféré, la peur mèlée au sang!